30 novembre 2007
Je me blinde. Ma nouvelle connerie consiste à ne jamais admettre que j'ai mal et à ne jamais craquer devant elles. Intérieurement je ne supporte pas ce qui est entrain de se passer. Alors je fuis. Comme une voleuse. Je ne ressens plus rien vous savez. Pas le peine de venir me voir en souriant. Je m'en fiche. Et quitte à regretter ces mots, je préfère les cracher plutôt que de les garder pour moi. De toute façon c'est la dernière fois. C'est la dernière fois que je déballe tout ici. Puisque j'ai fait l'erreur de vouloir partager et que j'ai l'impression que ça me retombe dessus encore une fois. Vous devez vous dire que je veux faire croire que je suis une grosse victime qui ne fais jamais rien. Et bien vous avez tort. J'assume. Je n'suis qu'une grosse pétasse prétentieuse qui ose faire des tas de reproches aux autres, attendant sagement qu'on lui crache à la gueule, ces 4 vérités. J'attends. C'est même pas de la provocation. Juste un appel à l'aide, mais ça, personne ne le comprend. Sauf ceux que j'aime profondément et qui n'oseront pas taper comment d'autres connards seraient prêts à le faire. Mais c'est ça que j'attends. J'attends que quelqu'un que je déteste me crie ce que je suis. Et personne ne vient. C'est sans doute ça le pire. Ne pas savoir. Ignorer qui on est. Ne même pas sentir la douleur de la remise en question. Je réfléchis dans le vide vous savez. Je peux remuer les autres, mais je suis incapable de me frapper.
Moi je voudrais juste vivre heureuse, au bord de la mer, dans un coin de campagne. Avec la seule et l'unique personne avec qui je n'aurai jamais peur. Je veux tout apprendre de moi à ses cotés, aux cotés de l'Amie.
Et le reste n'aura plus aucune importance. Ni la haine que j'éprouve envers certaines, ni ma boulimie, ni ma peur des hommes.
Sur ce je vous dis bonne route. Ma boite mail vous attend pour les réclamations. Tchao.
28 novembre 2007
Je suis juste incroyablement triste de ne pas savoir maîtriser mes sentiments. Je suis triste de voir que je vais m'écrouler si on n'me fout pas une bonne claque. Je suis triste de me sentir si incapable. Et je suis triste que tout m'échappe.
Et j'en ai marre, et merde, et je voudrais encore partir loin dans ma tête, et je repense bien trop souvent au passé avec tous ces lycées bloqués, et j'ai peur de moi, et je voudrais retrouver des bras pour tout oublier. Parce que je suis fatiguée, là.
23 novembre 2007
"Plus tard on tracera notre route. Un sac sur le dos et basta. Du "rien" dans nos mains qui nous fascinera toujours autant. On en fera quelque chose de magnifique. Quelque chose à nous. Un jour."
Je suis intérieurement persuadée d'avoir dépassé les 50 kilos. J'ai peur. Je m'étais dit que je retournerais chez le médecin si ça arrivait. Mais je crois que j'en suis bien incapable. Je suis captivée par ma prof d'anglais. Alors que je suis plus que nulle dans cette langue. Mais je la regarde, et elle me sourie. Il y a un truc qui fait que. Je crois que si je dois m'écrouler, ça sera pendant son cours. Ne parlons pas d'effondrement. N'en parlons plus. Parce que même si il pleut, tout va mieux, hein ? J'ai croisé Florence. Et elle m'a serré fort dans ses bras. Comme avant. Comme quand elle m'écrasait d'un amour trop puissant. Je suis heureuse que les gens que j'aime s'intéressent à c'que je fais. On est là, tu vois.
Et puis il y a les histoires cons. Dont je n'oserais même pas parler ici. Des histoires qui ne valent rien. Juste un trop plein de salive.
Mon père déborde d'un amour maladroit. Et ça me fait toujours sourire de le voir captivé par ses enfants qui grandissent bien trop vite à son goût. L'homme dans l'ombre du cerisier géant est parti faire un tour, je crois. En tout cas ça fait longtemps que je ne l'ai plus vu. La lune me fait mal au ventre. J'en vomis même. Et.
12 novembre 2007
Partir faire des courses, le pas guidé par les pulsions. La tête s'enflamme et le coeur dit non. A moins que ça n'soit le contraire. Tout semble injuste en cet instant. Et je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi je me prends leur haine en pleine tronche, ni pourquoi leur hypocrisie me fait si mal. J'aurais envie de leur courir après, juste pour me rassurer et me dire que je n'suis finalement pas si seule. Marcher la tête haute. Arrêter d'avoir peur. Ravaler ma trouille, comme si elle était cachée dans les Kinder Bueno, les Twix, les Lions, et les m&m's que je viens d'acheter. Montrer au monde entier que je maîtrise et que si je ne souris pas, c'est juste parce que je n'en ai pas envie. Alors que. Tout est faux dans ma tête. Je ne fais qu'attendre vos paroles moralisatrices, mais vous n'osez plus et restez figés en attendant que je réagisse. Mais ça ne marche plus. Je ne croise plus personne et inconsciemment je vais jusqu'à fuir les gens que j'apprécie.
Paris me manque. L'amie me manque. Et dans mon ventre il y a ces ombres qui n'ont pas leur place.
09 novembre 2007
Paris. C'était juste Paris. Dans toute sa splendeur. Et puis non, c'était bien plus que ça. C'était l'amie. L'amie qui sait si bien rire avec ces yeux. L'amie qui nous apprend joyeusement à danser la tecktonik, d'une façon très particulière. Tu montres la direction, hop hop, après tu t'recoiffes, tu bouges les jambes, et bla bla ... L'amie qui sait pas parler anglais. Who is my shoes ?? Ou encore who is my portable ? Et qui en plus, à un accent de merde. L'amie qui me laisse lui faire un piercing avec du steak haché à la place des glaçons. L'amie qui me regarde avec des yeux qui pleurent en disant : Tu m'as carbonisé mon oreille ... L'amie qui me dit joliement : Mais je m'en fiche moi si tu transpires des mains, on partage tout ! L'amie qui s'approche timidement de moi pour me demander un câlin. L'amie qui mange une crêpe pas cuite pour que moi j'en ai une autre. L'amie qui m'explique 10 mille fois comment ça marche les tickets à Paris. Alors que moi je suis chiante avec mes questions. Faut valider là ? Mais ça va rien écrire sur mon ticket t'es sure ? Mais on peut vraiment aller dans l'métro avec ça ? L'amie qui invente des défis idiots pour jouer au bowling. On tourne sur nous même et après on tire. Et moi qui manque de m'envoler en tournant, et qui m'apprêtais à tirer dans la mauvaise ligne tellement je titubais après. L'amie qui arrive à coincer son pied dans un truc de train. Putain j'suis bloquée ! L'amie qui me dit que j'parle canard et qu'elle elle est imperméable. Ou encore J'ai des puces, j'suis périmée.
Et puis en vrac : le tapis roulant avec les petites billes à la fin où j'ai failli me casser la gueule le premier jour, la fois où j'ai levé la main dans l'bus pour que le chauffeur ouvre la porte alors qu'on était pas encore arrivé, la fois où j'ai dit à l'amie de venir et qu'elle s'est assise sur mes genoux et que j'me suis mise à rigoler en disant Nan mais j'voulais pas que tu viennes sur mes genoux hein. La fois où j'ai éternué et cracher en même temps (ouais). Les délires de merde avant de. Regarde le numéro de la rue : 69 ! c'est un signe j'te dis, c'est un signe. Mais les ballerines ça va pas être possible. Et aussi, quand j'me suis adossée à c'que j'croyais être un mur, mais qui était en fait la porte d'entrée du poste de secours de la gare, qui s'ouvre sans poignée, et dans lequel j'suis rentrée en ayant l'air vraiment ridicule. Même que le monsieur à coté de nous c'est bien fichu d'moi.
[Tout un tas de souvenirs, sans grande importance pour vous, mais qui on prit une place énorme en moi. Parce qu'avec elle j'avais pas peur. Parce qu'avec elle j'aurais pu tout faire. Parce qu'avec elle j'ai ri comme je n'avais pas ri depuis bien trop longtemps. Parce qu'elle comprend mes silences mieux que personne. Parce que, parce que, parce que. Parce que je l'aime, tellement. Juste.]
Et puis évidemment, la rencontre avec une autre demoiselle. La crêperie avec le serveur bizarre qui veut que notre table soit droite, qui donne pas de l'eau minérale, qui veut pas que je découpe l'emballage du morceaux de sucre, et qui nous vire à 14h parce qu'il veut fermer. Et là petite vieille : J'ai eu une intoxication alimentaire vous comprenez, alors est c'qu'on est bien le vendredi, 2, novembre ? Ah ah.